dimanche, mars 25, 2007

Ecrits

Henri a toujours écrit, en français, en arabe, des poèmes, des lettres, ses pensées et impressions. Certaines de ses opinions sont peut-être contestables. Nous le découvrirons au fur et à mesure dans la rubrique "Ecrits". Je vous livre ici un poème dédié à "mon très cher frère Emile" et daté du 6 juillet 1922

L'Aurore

Un charme singulier a pénétré mon âme,
C'est la voix d'un oiseau. Soupir qui nous enflamme,
Peux-tu nous ébranler de tes douces alarmes,
Autant qu'un ête ailé formé de tant de charmes.

Chant si beau si flatteur, continue ta chanson.
Siffle encore et toujours. Quel est ce diapason
Dont tu te sers l'Aurore ? La branche qui te porte
Frissonne à ton doux chant; ton départ la rend morte.

Reste donc, demeure, adorable instrument.
Je te vois t'agiter. Je pars dans un moment,
Répond le Rossignol. Reste donc. Je ne puis.
Et le voilà parti... Malheureux que je suis...

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