Le récit d'Henri arrive à son terme, il a 30 ans et . J'ai peu d'archives après cette date. Pourtant, il vivra jusqu'à l'âge de 80 ans et en aura 69 à ma naissance. Pour ceux qui suivent l'actualité de ce blog, soyez sans crainte, beaucoup de correspondance et de photos restent à publier.
Ma vie (15) / H.K. (1932)
D’Alep, je rejoignis la mission Thureau-Dangin à M, sur les bords de l’Euphrate et demeurai quelques jours à Rakka, l’ancienne capitale d’été des califes. On y voit encore toutes les murailles longues de 4 à 5 kilomètres. La terre est parsemée de tessons de céramique aux éclats d’or. Je dormis chez l’Agha du village actuel et partageai ensuite avec lui la vie nomade des arabes dans le désert. Mes fréquents voyages à Beyrouth me permirent d’admirer les côtes syriennes de Lataquié à Tripoli, ville essentiellement arabe. Le Liban avec Aley, Deir el Qamar, les ruines de Byblos et de Baalbeck qui sont, sans doute, les mieux conservées et les plus grandioses de l’Empire Romain. Je poussai jusqu’à Damas et Palmyre mais malheureusement, quelque temps après, je contractai une terrible fièvre typhoïde qui me laissa dix neuf jours dans le coma entre la vie et la mort et m’obligea à revenir à Nice où résidaient alors mes parents. Je passai par Port-Saïd, Alexandrie et Le Caire où je vis, admiratif, le sphinx, les grandes pyramides et le plus extraordinaire musée égyptien.
Je n’avais pas donné toute ma mesure et les résultats qu’on attendait de moi et je devins commerçant dans une spécialité qui était aux antipodes de la mienne. C’était en 1931, j’avais trente ans.
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